Faire son mortier

 
Dans une auge en plastique, mélangez 10 parts de sable fin pour 3 parts de chaux et 2 parts de ciment blanc… Vous pouvez varier la proportion de chaux,
tout en respectant le dosage final. Faites des essais avec de petites quantités pour vérifier la teinte obtenue.

 
En effet, la couleur du sable est primordiale si vous souhaitez vous rapprocher au maximum de la teinte des pierres…
 
Il n'est pas exclu d'ajouter un soupçon de pigment naturel pour teinter votre mortier, tout est affaire de goût.
 
Pour renforcer les qualités du mortier, vous pouvez aussi lui ajouter un adjuvant : une résine liquide qui renforce sa tenue face aux chocs (propriété
particulièrement intéressante en partie basse), un durcisseur liquide qui limitera encore la poussière, un produit expanseur qui limite le retrait...


  

Mise en œuvre d'un crépi

 

Le crépi est la dernière couche avant une éventuelle peinture d'une maçonnerie. Il a pour principales fonctions de protéger les murs des intempéries et d'assurer une bonne isolation. Plusieurs techniques de pose sont possibles selon le rendu et les performances souhaités.


Le crépi fait partie intégrante de la construction d'une maison. En effet, le crépi est une couche de finition qui permet de protéger les murs des intempéries tout en laissant respirer la maison. Outre sa fonction de protection des murs, le crépi joue également un rôle important en ce qui concerne l'isolation thermique et phonique du bâti. Sa couleur uniforme souvent claire permet d'apporter une esthétique agréable à la maison tout en réfléchissant la lumière.


Les différentes techniques
La pose d'un crépi peut être réalisée selon 4 techniques : projeté, gratté, écrasé, taloché. La technique choisie dépend du rendu souhaité.Quelque
Le crépi projeté : C'est la technique la plus utilisée pour la protection des bâtiments de grande superficie puisque son coût est largement moins important que ceux des autres techniques. Il consiste à projeter le matériau à l'aide d'une machine spéciale.
La mise en œuvre est particulièrement rapide pour un rendu brut.
Le crépi gratté : Cette technique reprend la précédente mais y ajoute une seconde étape : le béton est projeté puis gratté soit avec une règle à gratter soit avec une taloche à clous. La mise en œuvre est logiquement plus longue que dans la technique du projeté mais le rendu est plus uniforme. Les outils à gratter permettent d'éliminer les éventuels surplus de matériau.
Le crépi écrasé : Cette technique comme la précédente nécessite deux étapes. La première phase consiste à projeter le mortier sur le mur puis alors que le matériau est encore frais, une lisseuse est passée sur le mortier afin de l'écraser. L'effet obtenu est assez esthétique puisque le mur prend un aspect moiré inégal.
Le crépi taloché : Cette technique est la plus souvent utilisée par les artisans maçons traditionnels. Elle consiste à projeter le mortier sur le mur puis à le talocher pour obtenir un rendu lisse. L'inconvénient de cette technique est qu'elle prend beaucoup de temps à réaliser et coûte donc par conséquent assez chère. Les murs réalisés avec cette technique doivent être terminés entièrement dans la foulée sous peine de voir de grosses différences de nuances une fois que l'ensemble aura séché.
Les pré requis avant crépi
Quel que soit la technique choisie, le crépi ne peut être réalisé immédiatement après la fin des travaux. Un délai d'un mois est préconisé pour que la maçonnerie ait eu le temps de sécher et de se stabiliser. Les murs doivent être parfaitement propres :
fissures rebouchées, mousses et moisissures traitées. Ces précautions sont d'autant plus importantes lorsqu'il s'agit d'une rénovation.
La pose d'un crépi doit être faite dans des conditions climatiques précises. La température ne doit pas être supérieure à 35° ni inférieure à 5°. Le support doit obligatoirement être humidifié si la température est trop forte afin d'éviter les craquelures et les décollements du crépi.